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Témoignages

Le Golgotha de l'Arménie mineure - Le destin de mon père

BABAMIN YAZGISI
de Jean V. Guréghian

Événement en Turquie

La parution, en Turquie du livre de Jean V. Guréghian Le Golgotha de l'Arménie mineure - Le destin de mon père,* traduit en turc aux éditions Belge (lire bélgué), avec une préface d'Yves Ternon, est un véritable événement. Ce livre, soutenu par le Centre National du Livre et l'Institut Tchobanian, vient à point nommé, alors qu'il n'y a pas un jour, en ce moment, en Turquie, où l'on ne parle du Génocide arménien.

En effet, l'émouvant livre de J. V. Guréghian, basé sur les mémoires de son père, Aram, resté orphelin à l'âge de onze ans, raconte l'histoire de l'anéantissement des Arméniens de la province de Sébaste/Sivas (Arménie mineure), l'une des six ex-provinces arméniennes de l'Empire ottoman, durant le Génocide arménien de 1915. Au milieu de cette folie meurtrière, le petit Aram Guréghian, survivant miraculeusement à toutes les péripéties, perdra son père, sa mère et ses quatre sœurs. En 1984, Aram, devenu un vieil homme, témoignera devant le Tribunal des peuples, peut-être parce que sa mère lui avait dit au moment de le quitter : " ... Tu seras le seul de notre famille à survivre, ainsi tu pourras témoigner et nous venger ! " Ce livre a eu un succès médiatique, lors de sa parution en France, il y a cinq ans.

Rappelons que les éditions Belge, étaient dirigées par Ayché Nur Zarakolu, cofondatrice de l'Association des Droits de l'Homme, décédée en 2002. Depuis sa mort, c'est son époux, Ragip, qui est à la tête de l'édition. Ce couple courageux, qui n'a eu que des ennuis avec la justice turque à cause de convictions politiques, a déjà publié depuis longtemps des livres soutenant la cause arménienne, comme " Les Arméniens, histoire d'un génocide " d'Yves Ternon ou " Les 40 jours de Moussa Dagh " de F. Werfel.

Le titre principal du livre en turc est : " BABAMIN YAZGISI " (Le destin de mon père). Les 25 photos de l'édition française sont ici reproduites.

Né à Paris en 1934, Jean V. Guréghian est l'auteur de plusieurs livres et articles. Architecte diplômé de l'Institut Polytechnique d'Erevan, musicien de jazz et peintre, il est aussi connu pour avoir été le président fondateur du " Comité du 24 Avril ". Il a publié tout récemment Et l'Arménie devint chrétienne (avec G. Soghomonyan), aux éditions de Paris. Il est aussi l'auteur de L'arménien sans peine (avec son épouse, Rousane) aux éditions Assimil.

* Editions l'Harmattan, 1999

Editions Belge, Turquie, 176 pages, 15 €
Correspondance et Diffusion en France :
Editions SIGEST - 29 rue Etienne Dolet - 94140 Alfortville France
Tél. + 33 (0)1 43 96 05 99 Fax: +33 (0)1 43 75 42 85   
email : editions AT sigest POINT net   http://editions.sigest.net

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Géopolitique

Géopolitique des Caucases

A l'instar des Balkans, la désoviétisation du Caucase a libéré des conflits identitaires particulièrement violents. Après plus de soixante-dix ans de refoulement, les vieilles haines sont remontées à la surface d'un région de la taille de la France qui a changé de statut géopolitique deouis 1990, passant celui de terminal d'empire (russe puis soviétique) à celui de carrefour d'influences.

de François THUAL
Editions Ellipses, 2004

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La Turquie dans l’Europe : Un cheval de Troie islamiste ?

de Alexandre Del Valle
Editions les Syrtes, 2004
464 pages – 23 € 

Loin de commencer par consulter les citoyens de l’Union et de débattre des limites de l’Europe, les dirigeants européens ont envisagé, lors du sommet de Copenhague de décembre 2003, d’entamer les négociations d’intégration de la Turquie dans l’Union européenne dès décembre 2004, à la seule condition qu’elle procède à certaines réformes démocratiques, sans exiger qu’elle libère les prisonniers politiques kurdes, que ses troupes quittent le nord de l’île de Chypre et, surtout, qu’elle reconnaisse le génocide arménien. Au lieu de signaler les risques majeurs que présenterait cette intégration – l’extension indéfinie vers l’Asie des frontières de l’Union, le voisinage de pays islamiques en proie au djihad anti-occidental comme l’Irak ou l’Iran, la déstabilisation de l’économie européenne, la montée en puissance des trafics de clandestins et mafias diverses, la transformation profonde des équilibres démographiques, la dilution de la culture européenne fondée sur le partage de valeurs communes –, ces dirigeants cèdent au discours de culpabilisation du gouvernement turc, répétant à l’envi que nul ne saurait nier que la Turquie fût européenne sans " exclure les Turcs musulmans " et prôner le repli du " Club chrétien ".

Que signifie le concept " d’islamisme modéré " ? Peut-on réellement parler de démocratie en Turquie et dans le monde islamique ? Au terme d’une analyse historique et géopolitique fouillée, Alexandre Del Valle démontre qu’en exigeant le démantèlement du pouvoir politique de l’armée, seule garante de l’exception laïque turque pro-occidentale, Bruxelles fait le jeu des islamistes d’Ankara. Quant aux États-Unis, qui appuient la candidature d’Ankara, leur calcul est dangereux : face à la menace islamiste, qu’elle soit idéologique ou terroriste, ils ont plus intérêt à consolider la solidarité panoccidentale avec l’Union, voire avec la Russie, qu’à servir d’alliés objectifs à ceux qui semblent bien décidés à devenir le plus grand lobby islamiste à l’échelle occidentale via l’Europe. Afin d’éviter les deux écueils de l’intégration et du rejet, l’auteur propose, comme alternative plus raisonnable, un statut d’association privilégié avec la Turquie que l’Europe et l’Occident ont tout intérêt à conserver comme voisin et ami proche.

Collaborateur à de nombreuses publications, Alexandre Del Valle est l’auteur de plusieurs essais traitant des relations internationales et de l’islamisme, dont l’ouvrage très remarqué Le Totalitarisme islamiste à l’assaut des démocraties (2002).

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Histoire

Ailleurs, hier, autrement
Connaissance et reconnaissance du génocide Arménien

Revue d'histoire de la Shoah
n°177-178 JANVIER-AOUT 2003

Cette approche comparatiste de la Shoah à partir des travaux les plus récents conduits sur un autre génocide permet de mesurer les différences et les similitudes entre ces deux catastrophes.

Centre de Documentation Juive Contemporaine

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24 AVRIL

Le 24 avril 1915, en marge de la première Guerre Mondiale, débute le premier génocide du XXe siècle. Deux tiers de la population arménienne sous administration turque seront exterminés par l’armée ottomane. La Turquie, aujourd’hui encore, nie la réalité de sa responsabilité historique. C’est pourquoi les communautés arméniennes de la diaspora, descendantes des rescapés du génocide, se sont organisées pour obtenir, à travers toute une série d’actions, la reconnaissance internationale du génocide arménien.

L’implication des défenseurs des valeurs républicaines, la création, dès 1995, du Comité du 24 avril, le regroupement des organisations arméniennes de France, la publication de nombreux livres sur l’histoire du génocide, le contexte politique français, européen et international, l’attitude négationniste de la Turquie et son " déficit" démocratique ont constitué quelques-unes des étapes et des embûches sur la voie de la reconnaissance par la France du génocide arménien. Le Parlement, après une longue période d’hésitation, du 29 mai 1998 au 18 janvier 2001, a fini par donner à cette reconnaissance force de loi.

Votée par le Parlement et promulguée par Jacques Chirac, Président de la République, cette loi a permis à la France d’être la première puissance à légiférer en ce domaine et de rejoindre les instances internationales et les pays qui l’avaient précédée dans la voie de la reconnaissance de ce génocide. 

de Alexis GOVCIYAN
Cherche Midi, 2003

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ET L'ARMENIE DEVINT CHRETIENNE 

Dans la continuité du 1700e anniversaire, 
parrainé par les trois Eglises arméniennes, 
l’histoire-légende de la christianisation de l’Arménie, 
Et l’Arménie devint chrétienne

de Jean Guréghian avec les illustrations de Gaguik Soghomonyan.

Préface de J.P. MAHE

Prix : 15€
90 pages, Editions de Paris
 

Au début de son règne, le roi Tiridate persécutait les chrétiens. Il martyrisa des vierges romaines, réfugiées en Arménie, et tenta de violer la belle Hripsimé. Après son crime, le roi fut châtié par Dieu et métamorphosé en sanglier. Auparavant, il avait supplicié et fait enfermer saint Grégoire l’Illuminateur. Tiré de sa geôle, Grégoire guérit le roi qui demanda pardon et se convertit au christianisme. Puis, ensemble, ils évangélisèrent l’Arménie.

Les Arméniens éprouvent une légitime fierté, dit Jean-Pierre Mahé dans sa préface, de savoir que, par la conversion de leur roi Tiridate, ils sont devenus, dès le début du IVème siècle, le premier État chrétien du monde… On félicitera les auteurs d’avoir su donner une présentation agréable, vivante et accessible à tous de ce texte historique très important pour quiconque s’intéresse à l’Arménie et à l’histoire de son Église.

Le récit est de Jean Guréghian. Né à Paris en 1934, il est l’auteur de plusieurs livres et articles. Architecte diplômé de l’Institut Polytechnique d’Erevan, musicien de jazz et peintre, il est aussi connu en France pour avoir été le président fondateur du " Comité du 24 Avril ".

Les illustrations sont de Gaguik Soghomonyan qui est né à Saint-Petersbourg en 1957. Artiste-dessinateur, il est aussi architecte, diplômé de l’Institut Polytechnique d’Erevan, architecte du patrimoine, diplômé du " Centre de Chaillot " de Paris, il possède un D.E.A. en Histoire et Civilisation de l’Antiquité de Paris IV-Sorbonne.

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